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La Prépa-santé

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Objectifs : Préparer aux études supérieures en particulier dans le domaine des SVT, chimie, biochimie.

Elle vise à former les élèves en particulier en CPGE de type BCPST, aux études médicales (PAES : Première Année d’Etudes pour la Santé), faculté de sciences (chimie, biochimie, SVT) ou des études en rapport avec ces disciplines.

Un partenariat avec l’ARS (Agence Régionale de la Santé) est en place depuis 2015. Celui-ci permet de donner une dimension régionale au dispositif qui se donne les objectifs de préparer les élèves dans le secondaire et les aider une fois en université.

 

Attention, il existe en parallèle d’autres formations différentes au sein du lycée :

  • Une autre prépa scientifique, la Prépa-maths-physique, qui vise davantage à préparer aux autres CPGE scientifiques (mathématiques et physique-chimie en particulier).
  • Il y a aussi une Prépa-lettres qui est toute disposée à ouvrir si un nombre suffisant d’élèves souhaitent se diriger vers des préparations littéraires de type Khâgne, Hypokhâgne et Sciences Po notamment. Nous avons aussi un dispositif de culture générale littéraire qui va aussi dans le même sens.

Dispositifs en place dans la Prépasup’ :

 En Seconde : Une option d’exploration «Biotechnologies» dont le programme adapté vers les études médicales (1h30 par semaine).

Au programme d’enseignement : Des bases d’anatomie, de biologie cellulaire et moléculaire. La découverte est réalisée essentiellement sous forme de TD et TP pour donner aux élèves une première approche du corps humain, sa structure et des aspects de son fonctionnement. Du vocabulaire à la base de tout apprentissage d’anatomie et de biochimie notamment y sont vus pour aider les élèves à mieux appréhender ces champs disciplinaires et pouvoir être plus à l’aise dans le suivi de cours qui les attendent par la suite.

 

 En 1S : Un dispositif de 2h d’enseignements par semaine en 1S en plus des enseignements classiques.

Au programme d’enseignement : Des bases de chimie, biochimie, biologie moléculaire qui sont encore en lien avec le programme obligatoire. Ce sont des TD et cours qui sont dispensés pour «aller plus loin» mais aussi aider les élèves à prendre du recul sur les cours qu’ils suivent dans le tronc commun. De la méthodologie d’apprentissage est travaillée afin de les aider dans leur cursus scolaire. Les examens sont essentiellement des QCM afin de préparer les élèves à ce type d’épreuve et notamment des pièges qu’ils peuvent contenir. C’est l’essentielle forme d’examen utilisée pour les études médicales et elle a la qualité de s’assurer que les connaissances sont bien acquises et le cours assimilé. Nous réalisons désormais des QCM chaque semaine avec un format «questions de cours» sans trop de pièges pour leur faire mesurer l’efficacité de leur apprentissage et des questions «avec pièges» tels qu’on en retrouve dans les examens de faculté afin de les former progressivement à ce qui les attend.

En TS :

  • Un dispositif de 2h par semaine en TS en plus des enseignements classiques dont le programme est complémentaire à celui de 1S.

Au programme d’enseignement : Une formation plus centrée sur des cours avec une préparation à la prise de notes. L’approfondissement des notions est organisé en fonction des élèves et destiné à les préparer à leur première année dans un premier temps mais aussi à les aider à choisir leur voie. Nous n’avons pour autant pas pour objet de faire en avance le premier semestre mais de leur donner des bases utiles pour «le réussir». Les examens sont, ici aussi, organisés sous forme de QCM essentiellement. Ils sont réalisés de façon hebdomadaire afin de favoriser un travail régulier, gage d’une efficacité dans l’apprentissage. Nous réalisons aussi un examen de type «partiel» en janvier et un second en mai. L’objet est, ici aussi, de préparer à ce qui les attend, des partiels sur un grand nombre de données à réviser. C’est souvent un moment difficile pour eux parce qu’il y a beaucoup à faire, surtout en fin d’année. Il semble cependant essentiel que les élèves mesurent ce pour quoi ils se préparent. Leur première année est très très proche à ce stade et un raisonnement de type «j’ai le bac» peut se comprendre mais il faut qu’ils sachent que ce n’est qu’une modeste épreuve par rapport à ce qui les attend ! 

  •  Un stage en faculté d’Amiens durant les vacances de Pâques :

Une semaine avec des cours réalisés par des professeurs d’université ; des séances de présentation sur l’organisation de la vie étudiante (logis, poursuite d’études, associations, préparations, tutorat, ...) faite par des étudiants de seconde et troisième année, ; un encadrement et des séances de révision assurées par des enseignants de lycée. Le lycée Louis Thuillier nous accueille pour la semaine en internat et le CROUS pour les repas. Ce stage est entièrement financé par la région et il me semble être une vraie chance pour les élèves.

 

 En première année de médecine, pour les étudiants choisissant de faire des études de médecine à Amiens.

Des chambrées du CROUS (chambre avec cuisine commune) sont proposées dans la limite de 30 étudiants en provenance du dispositif régional incluant, évidemment, les élèves de notre lycée. Ils sont rassemblés dans un même bâtiment et une salle est à disposition dans laquelle les élèves du groupe ont un tutorat gratuit qui leur est proposé durant le premier semestre de la première année de médecine. Ce dispositif est, lui aussi, financé par la région.

Tout au long du cursus :

  • - Des visites sont envisageables et envisagées en faculté (Amiens notamment) dès la première S afin de leur faire concevoir et visualiser plus réellement et concrètement ce que sont des séances de cours magistraux. Ils n’ont pas encore à être prêts à ce stade mais il semble important qu’ils sachent ce vers quoi ils tendent afin de s’y préparer.
  • - Des interventions de professionnels de la santé sont envisagés (dans la mesure de leurs disponibilités) afin tant de parler de contenu que du métier. Nous avons trop d’élèves qui disent vouloir «faire médecine» mais sans trop savoir vers quel métier ils veulent se diriger. Ces interventions ont notamment pour but de créer des vocations.
  • - Des interventions d’anciens élèves qui sont désormais étudiants se font afin de partager les expériences, difficultés, réussites mais aussi erreurs et échecs... Nombre de ces anciens élèves nous disent «si j’avais su, j’aurais travaillé davantage». Par exemple, un ancien élève m’a rapporté ses premiers résultats en préparation BCPST à Compiègne. Cet élève avait près de 17 de moyenne générale sur son année de terminale et passait un test à l’entrée de son école sur le programme de lycée. Ce même élève a obtenu un 60/100 (donc 12/20) à ce test. Je souhaite juste ici signifier qu’il y a «un fossé» entre le niveau lycée et nombre d’écoles. Ce fossé peut être franchi mais il faut que les élèves mettent les chances de leur côté.

Beaucoup d’anciens élèves nous disent à fortiori «si j’avais su, j’aurais travaillé plus», en particulier les élèves qui vont en médecine. C’est en effet la capacité de travail qui est la clé de la réussite dans les études médicales. Je souhaite à ce que les élèves ne se fassent pas de fausses idées : ce n’est pas impossible mais exige beaucoup de révision et la notion de «travail» n’est souvent pas la même pour les élèves et pour les enseignants. Réviser régulièrement, travailler pour connaître son cours à long terme (et plus uniquement l’utilisation de la mémoire à court ou moyen terme), apprendre avec détail est absolument essentiel. On ne peut pas se permettre de ne connaître les choses trop approximativement, il faut avoir une rigueur et une précision qui font toute la différence sur le sens des choses étudiées.

Mathieu CESAR.